Pour la 1ère fois la CFDT, forte de ses plus de 30% de représentativité au niveau du Groupe Schneider Electric a fait valoir son droit d’opposition à un projet d’accord !
Par cette action nous avons voulu dire STOP à la Direction Générale et à son programme d’entreprise baptisé « ONE ».
Pour nos Dirigeants, les Organisations Syndicales sont réduites à systématiquement travailler en réactions aux diverses annonces de suppressions de sites et d’emplois, plutôt que de travailler en actions afin de préparer l’avenir de l’entreprise et de ses salariés(es). Ceci n’est plus supportable et explique notre position !
Spécialiser, globaliser, mutualiser, sont les maîtres mots de ce programme d’entreprise. A ceux-ci il convient de rajouter « rentabilité » et « relocalisations ». Les finalités des applications de ces mots sont les mêmes à savoir faire plus de profit, de plus en plus rapidement, au détriment de l’emploi en France. Moins d’usines et moins d’emplois, voici ce que signifient ces mots !
Il est à noter toutefois que concernant la « relocalisation » (produire là ou l’on vend) ce n’est valable que dans un sens (France et Europe vers pays émergents). De fait, force et de constater que quand les marchés sont en France et/ou en Europe (détecteurs de fumées, parafoudre, etc. …) les dirigeants de Schneider Electric n’ont pas décidé de produire là ou sont les marchés !
Du seul point de vue industriel, plusieurs projets sont à même d’être industrialisés rapidement en France, ne serait-ce qu’en fonction des potentialités qu’offre le marché et sans que la profitabilité et la compétitivité du groupe ne soient remises en cause !
Mais répondant à une composition actionnariale de plus en plus tournée vers le court terme, nos dirigeants non seulement engage l’entreprise dans une perte de repères, mais mettent en danger son intégrité.
La CFDT est consciente des réalités dans le monde dans lequel elle vit. Elle est prête à affronter ces réalités ! Pour ce faire il faudrait qu’elle ait en face d’elle des Dirigeants un peu plus courageux pour énoncer leurs décisions à l’avance afin qu’avec les partenaires sociaux une véritable Gestion Prévisionnelle des Emplois des Métiers et des Compétences ait court ! Il faudrait également que ces mêmes Dirigeants réapprennent (s’ils l’ont su un jour ?) ce que « dialogue social » signifie. De fait et depuis trop longtemps nous constatons que pour eux, le dialogue social se borne à demander aux Organisations Syndicales de cautionner des mesures d’accompagnements sociales afin de traiter des problématiques énoncées prises unilatéralement et arbitrairement par ces Dirigeants.
Il est totalement anormal qu’un Groupe comme le nôtre ait un accord de formation obsolète ! Il est, pour nous inadmissible que l’on propose un calendrier serré et court pour traiter des suppressions d’emplois et fermeture de site et que l’on nous dise ne pas avoir le temps pour renégocier les textes sur la formation ! Ceci est encore plus anormal et inadmissible quand tout fait penser aux syndicalistes responsables que sont les Cédétistes que les emplois directement liés à la production en France sont tous menacés et qu’après avoir commencé par Cognac (SEF), Barentin (SAEG), Montmélian (PRODIPACT), L’Isle d’Abeau (NEWLOG), la Direction Générale à d’autres sombres projets pour d’autres sites et d’autres emplois.
Toutes et tous les Cédétistes sont prêts à affronter les réalités du monde dans lequel elles et ils vivent. Nous le ferons toutes et tous avec qu’un seul but : Faire de sortes qu’aucun(e) salarié(e) de Schneider Electric ne puissent être, un jour, dans une grande précarité ! Nous faisons confiance à ces salariés(es) pour nous appuyer dans nos démarches et parfois combats. Nous continuerons à leur montrer, par nos choix et nos actes, qu’ils (elles) peuvent continuer à nous faire confiance.
Jean-Paul PERNIN
En charge de la CFDT groupe Schneider Electric
Tel : 06 22 87 20 74